LA TRiLOGiE SEYNOiSE

Espace Création > LA TRiLOGiE SEYNOiSE

LA TRiLOGiE SEYNOiSE

“Cons d’Ouvriers” “Maurice Dupain maire de Pistil Baie” “Bar de la Corderie”
ou
La naissance du
“THÉÂTRE de NOUS”

Trois pièces de théâtre réalisées en sept ans.
Trois comédies populaires ayant pour personnage filigrané :
“La Seyne sur Mer” (nom de la ville réelle)
ou
“Pistil Baie” (nom de la ville imaginée)

UNE DOUBLE PREMIÈRE DANS L’HISTOIRE DE NOTRE VILLE.
Pour entreprendre ce travail, il fallait un lieu, un local, un outil, un Théâtre. C’est le Café Théâtre 7ème VAGUE. Il a été créé en 1999 par des artistes locaux qui ont dû se battre contre l’Empêchement dont ils ont été l’objet de la part de la direction du service culturel de l’époque. Ce n’est que depuis 2006 que la Ville soutient l’action du Café Théâtre 7ème VAGUE en le subventionnant à hauteur de 30 000€ par an et en mettant à sa disposition à plein temps un agent territorial de développement culturel qui n’est autre que son concepteur-fondateur, Gérard Rinaldi alias Tonton Dgé. Le Café Théâtre 7ème VAGUE est le Premier Théâtre de Création à caractère patrimonial ou local qui n’ait jamais existé à La Seyne.

En même temps, il fallait avoir des choses à dire, il fallait une vision artistique, culturelle et citoyenne de et pour la ville. Il fallait avoir l’envie de comprendre et avoir la curiosité de connaître les caractères qui constituent une appartenance commune à un territoire, un patrimoine vivant, un héritage... Et il fallait créer ces trois comédies pour voir se dessiner le concept du Théâtre de Nous ! LA ViLLE FAIT SON THÉÂTRE pour la première fois de son Histoire, ... Un théâtre qui nous raconte, qui nous agite et nous fait agir : “Le Théâtre de Nous” ! Un Théâtre qui a trait aux trois sphères de la direction artistique conçue au Café Théâtre dans un esprit de service public : Cité-Littoralité-Euroméditerranéïté.

Ensuite, il fallait des bénévoles pour faire fonctionner le Café Théâtre (6 personnes : coût 53 200€ par an) et l’engagement des comédiens professionnnels qui acceptent de jouer gratuitement une fois sur deux (6 comédiens, 1 scénographe, 1 metteur en scène : coût 72 000€ par création) pour constituer dans la durée une Compagnie dynamique et capable de productions de qualité. Et surtout pérenniser deux emplois cruciaux : une secrétaire de direction à mi-temps et un régisseur-ingénieur du son.

Enfin, il faut encore expliquer aux technocrates retardataires de la culture unitariste, que “le Théâtre de Nous” n’est pas "un théâtre amateur fait par des artistes locaux, des autochtones autodidactes, des indiens incapables de se former dans les conservatoires nationaux..." comme ils pensent. Ils ne voient pas ce que “le Théâtre de Nous” enseigne... (ça serait pourtant leur devoir et leur tâche !)

Oui, “le Théâtre de Nous” est destiné à faire école car il est d’Utilité Publique Locale et Universelle. Outre ses trois sphères d’investigation qui peuvent variées suivant le territoire qui les fonde, il enseigne ce que les rouages de la démocratie que sont les partis politiques, les collectivités territoriales et l’État, nous désenseignent : la mise à jour de Nous, la représentation du réel de Nous, la joie de la fusion d’idées, la responsabilité de la mise en projet et le savoir-faire du passage à l’art.

“Le Théâtre du Nous” est un théâtre de la double historicité, de l’en soi et de l’ensemble. Il parle à partir de personnages réels, inconnus ou publics, de leur histoire commune, locale, nationale et mondiale, mais aussi culturelle et sociale. La trilogie est le théâtre d’un changement d’ère, du “nous ne sommes jamais ailleurs que là où nous sommes, à la fois sur une planète et dans une localité”. C’est le théâtre de ce mouvement circulaire dont le moteur est l’Homme en soi et ensemble qui à l’image des deux pâles d’une hélice se propulse entre ces quelques mots-phares : .

“L’universel, c’est le local moins les murs !”
Miguel Torga de Transmontana
Ça veut dire que pour accéder à l’universel, il faut supprimer les murs de la censure et de l’idéologie des pouvoirs locaux. La culture ne peut avoir lieu et cours sans liberté.

“On n’est pas le produit d’un sol,
on est le produit de l’action qu’on y mène !”
Félix Castan de Montauban
Ça veut dire qu’on doit pouvoir et vouloir agir ensemble
quelque soit son origine et ses appartenances.

“Entre la culture Folklorique et la culture d’État,
nous avons le droit et le devoir de cultiver notre Nous !”
Tonton Dgé de Pistil Baie
Ça veut dire que nous devons nous construire une identité commune, une cohésion culturelle par delà nos origines diverses et nos multiples appartenances.

"Le théâtre qui ne reflète pas le pouls de la société, le pouls de l’histoire, le drame de sa population et la couleur authentique de son paysage et de son esprit avec des rires ou des larmes, n’a pas le droit de s’appeler théâtre,
mais plutôt salle de jeu ou endroit où se livrer
à cette horrible chose qu’on appelle tuer le temps. "
Federico Garcia Lorca de Grenada
Ça veut dire que notre trilogie et notre Café Théâtre ont le droit de s’appeler théâtre et que nous participons effectivement à rendre le temps vivant.

“L’art des artistes doit un jour disparaitre entièrement absorbé dans le besoin de fête des hommes ; l’artiste retiré, à l’écart et exposant ses oeuvres aura disparu ; les artistes seront alors au premier rang de ceux
qui inventent pour la joie et pour la fête !”
Friedrich Nietzsche de Nice
Ça veut dire que notre PACCS avec ses Rites Festifs et son Théâtre de Nous, a du sens et de la perspective en donnant une place active aux artistes dans leur territoire."