BaR de la CorDeRie

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BaR de la CorDeRie

Comédie poétique, politique et poilante de Tonton Dgé qui retrace l’histoire d’un bar de quartier ayant réellement existé et où s’est jouée une partie de théâtre, entre 1969 et 1981. Six comédiens et quatorze personnages forment, sous la houlette de Djanot, le patron-metteur en scène, la Compagnie des Braillassous. Il y a le chien Flash toujours au milieu, la patronne Dédée qui veille à la propreté des toilettes, Touareg le balayeur de la mairie qui remplace d’entrée le défunt Chinois Vert. Il y a encore deux augustes piliers de bar, l’Amiral et Marmitte ; puis Balila le vulgaire, Nique le dansant, Bajard le bègue, Selmo l’ex-patron porteur de la mémoire socialo-communiste ; et toujours Billy le jeune chômeur, étrangement attiré par Henriette, la folle, crasseuse qui passe régulièrement dans la rue, avec son broc d’eau, en vociférant ses gros mots toscans ; et deux verres de grenadine pour réunir ce couple improbable.

Les chauds ralentis de l’été. Un vieux poste-radio qui crachotte les chansons et les nouvelles du temps qui passe. Un accident de voiture sur le trottoir-terrasse, avec ses deux passagers démâtés. Un soviétique qui fuit le régime de son pays. La guerre froide internationale, nationale et locale en filigrane ; Gagarine-Amstrong, Lénine en prend un coup, Jaurès aurait bu ici, là dans ce bar, jusqu’aux présidentielles “Giscard-Miterrand”. Les effets symboliques de l’après 68, sur les moeurs, mais aussi de la crise pétrolière avec ses premiers chômeurs de longue durée ; le travail au noir. La Corderie comme un concept esthétique d’une révolution idéale. La recherche de bons mots, envoyés par vannes pour exercer l’esprit et réguler les conflits ; la vanne comme fondement d’une camaraderie titillant la représentation jusqu’à prendre la porte du bar ou de la chambre (des députés) pour la porte d’un théâtre ; une libellule pour s’affranchir des vannes les plus lourdes et pour gagner en subtilité. Le bar comme un théâtre de commédia dell’arte avec son langage cru, facétieux et poétique. Une pièce-manifeste pour un théâtre du sud, populaire et libérant. (durée : 2h)


2009-2010

Plus de 500 personnes ont déjà assisté aux premières représentations. La pièce se joue encore deux fois par mois jusqu’en juin 2010 (voir le programme).

Cette création intervient au moment où la municipalité “de Gauche” seynoise a du mal à entreprendre l’action culturelle qui permettrait de faire de la deuxième ville du Var, une Cité de caractère, de la Rade et de la Méditerranée. Alors qu’en est-il de l’idée de Révolution sans cesse prônée par les gens de gauche qui sont aujourd’hui aux commandes de la Cité ? “Le Bar de la Corderie” leur suggère une Révolution par le théâtre. Mais au delà de cet axe en filigrane, cette pièce est aussi un manifeste pour un théâtre populaire, donc critique, ici drôle, mais toujours libérant et unifiant qui devrait les interroger et la population avec. Comme les deux précédentes de la trilogie seynoise (“Cons d’Ouvriers” et “Maurice Dupain maire de Pistil Baie”), cette comédie nous raconte et nous rend compte de notre réel. C’est le “Théâtre de Nous” à l’oeuvre !

Distribution

La Compagnie Constroy Mouvement avec

Armand MiNÉO : DJANOT, BALiLA, BAJARD

Annie MAZZOCCO : DÉDÉE, HENRiETTE

Patrick TRANCHiDA : HERCULE GOUTIÈRE dit L’AMiRAL

Paul-Noël JOURDAN : BiLLY

Fred MÉLAN : MARMiTE, LE COPiLOTE, L’ÉMiGRÉ RUSSE

Claude DiNi : TOUAREG ou CHiNOiS VERT, LE CONDUCTEUR, NiQUE, SELMO

Régie son et Création Lumière
Pascal HAUTOiS

Scénographie
Véronique CASSET et Fred AVART

Direction et Production Artistique : Écriture, Mise en Scène, illustrations sonores et Chansons
Tonton Dgé et le Constroy Mouvement

Coproduction financière
Café Théâtre 7ème Vague - Ville de La Seyne sur Mer - Région